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Helsinki en Hiver


Comment tu sais que tu passes l'hiver en Finlande ? Quand il fait 0 dégrée et que tu te dis qu'il va faire bon et quand la météo affiche 2-3 degrés qu'il va faire chaud. Mais que s'est-il passé pour que moi, fille du sud arrive à dire que deux petits degrés c'est cool ? Et bien l'hiver finlandais ! Au final on s'y habitude. En novembre/décembre la moyenne était à  1 degré, un 5 degrés c'était alors agréable, maintenant la température est plus autour des -6/-7. Les gens ici ne sont pas habillés plus que ça, un bon manteau et puis voilà, petit à petit je prends les même habitudes, enfin sauf quand il y a du vent. A ce moment là il n'y a plus que mes yeux qui dépassent. Un dicton finlandais dit qu'il n'y a pas de mauvaise météo juste de mauvais vêtements. 

Je dirais que cette année Helsinki a un bon hiver. J'ai entendu parler de deux hiver, un bien froid et un mitigé. Quand l'hiver est bien froid, la mer gèle, la neige tient et un joli manteau blanc recouvre la ville. A l'inverse quand l'hiver n'est pas assez froid, la mer ne gèle pas et la neige devient de la gadoue marron. 
En ce début de février, la mer est gelé à pas mal d'endroits, j'ai même vu des personnes la traverser à pied. Elle disparaît sous une couche de neige et sans indication difficile de savoir quand commence la mer et finit la terre. La neige (plus ou moins blanche) recouvre les trottoirs et les parcs sont tous blancs. Il y a même un peu partout des montagnes de neige, poussées sur le coté par la dé-neigeuse. 


froid gel hiver Finlande
Ceci est la mer Baltique gelée

Alors au final le blues hivernal ? 


Tu en as entendu parler ? C'est la petite déprime hivernal, celle qui te fait rester au lit et te donne pas envie de faire grand chose mis à part regarder Netflix et manger (deux grandes passions). Liée en général à la baisse de luminosité, au froid, et à la disparition du soleil. Surtout au soleil. Venant à la base de Marseille cela n'a jamais été un problème pour moi. La baisse de moral hivernal ? Inconnue au bataillon. En arrivant ici on m'a dit "profite maintenant avant que l'hiver arrive", comme si en hiver on hibernait et qu'on ne faisait plus rien. On m'a aussi prévenue que les finlandais avaient tendance à rester chez eux en hiver. Je précise que l'hiver ici ce n'est pas vraiment décembre-janvier-février, mais plutôt de début novembre à fin avril, enfin si je reste à mes températures habituelles de sudiste je pourrais même faire tirer l'hiver jusqu'à mai ici. 
Toujours en arrivant je me suis dit que non cela ne m'arriverait pas, que j'étais ici pour profiter, que cela me ferait une expérience intéressante. Ma motivation et mon espoir hivernal était rempli à bloc. Tant mieux car il m'en faut maintenant. C'est mi-novembre, en regardant mes statistiques de série, que je me suis rendue compte à quel point je passais mon temps dans ma chambre. Ça y est je suis devenue finlandaise ?  C'est aussi en rentrant en France que j'ai remarqué la différence, mes journées étaient beaucoup plus chargées, mon rythme assez différent. Bonjour le soleil, nos retrouvailles furent émouvantes. J'ai aussi profiter de sympathique 15 degrés voir 18 degrés l'après-midi.

Lorsque je suis partie en décembre, il faisait nuit à 15 heures, le jour se levait vers 10 heures. J'avais envie de prendre mon dîner à 17 heures et de dormir à 19 heures. La journée, c'est à dire le temps de lumière, passait hyper rapidement et très vite j'avais l'impression de n'avoir rien fait. 
Quand je suis revenue en mi-janvier, le jour était un peu plus long, mais le soleil toujours absent, le froid bien là, la mer avait gelé, la neige s'était installée. Sortir me demande une réelle motivation : réfléchir comment m'habiller ? De combien de couche de vêtement ai-je besoin ? Je mets quelles chaussettes et quelles chaussures ? Puis mettre sa veste, son bonnet, son écharpe, ses gants. Marcher dans la neige, c'est assez fatiguant et ça glisse. Véridique, je ne m'imaginais pas que marcher sur un sol neigeux et/ou glissant me demanderait autant d'effort. 


finlande gel froid hiver
ça aussi

Partir pour une balade l'après-midi, dans la grisaille, dans le froid, ça motive pas trop. Il est si facile de se laisse aller, de rester à l'intérieur toute la journée. Ce qui me manque le plus ce sont les balades au soleil, les coucher du soleil. Le blues hivernal pour moi c'est pas avoir envie de faire grand chose, pas avoir trop de motivation, l'impression d'être dans le brouillard et la mauvaise tendance à voir le négatif plutôt que le positif. Pour moi c'était aussi reconnaître que le manque d’ensoleillement m'atteignait et que mon moral en était affecté. Pas facile de se l'avouer. 
Du coup j'ai décidé de me forcer à ressortir de ma grotte, aller travailler dehors, sortir pour un café, reprendre l'écriture.  Me forcer à aller à la rencontre du contact humain, après tout il est dit de l'être humain qu'il est fait pour vivre en société, pas au fond de son lit devant Netflix, - quoi que ;) - 
Ces photos ont été prises alors qu'il faisait beau, deux belles journées ensoleillées, la neige était blanche, la mer gelée, le ciel était couleur pastel et je pouvais pas m’arrêter de prendre de sortir mon appareil. 

Et vous déjà vécu un blues hivernal ?

Conseil pour choisir son Auberge de jeunesse




Depuis cet été, les auberges de jeunesse c'est l'endroit ou je préfère dormir lorsque je voyage. Si je pouvais choisir entre un hôtel et une auberge de jeunesse, je choisi l'auberge de jeunesse quasiment dans tous les cas. J'adore l'atmosphère qu'il y a à l'intérieur, le coté friendly et le fait que tout le monde parle à tout le monde. Quand je pense au auberge de de jeunesse je les compare toujours à l'auberge de jeunesse où j'ai étais à Prague. Le staff était génial, ils étaient tous amis, la plus part étaient expatrié et dormait eux aussi dans l'auberge, au dernier étage, ce qui en faisait leur maison. La réception était entre la salle commune et la cuisine ce qui faisait que je les voyait tous le temps et que je discutait souvent avec eux. J'ai eu un véritable coup de cœur pour cet auberge avec l'ambiance qui y régnait. Mais j'ai aussi eu une grosse mauvaise expérience et d'autres un peu bizarre. 

Je suis allée dans 22 auberges de jeunesse depuis que j'ai commencé à voyager et maintenant j'ai une petite routine pour les choisir, ce à quoi je fais attention et mes critères indispensables

Mon site favori c'est Hostelworld, des fois quand j'ai envie de m'évader je vais dessus et je regarde les auberges dans la ville où j'aimerais aller. Quasiment tous les auberges de jeunesses y sont, il y a toujours plein d'info sur l'auberge et plein d'avis, et la plateforme est simple à utiliser pour pouvoir comparer facilement les auberges entre elles. 
J'ai aussi réserver quelque fois sur Booking des auberges mais au final les seuls endroits bizarres et ma grosse mauvaise expérience viennent des réservations que j'avais effectuées sur booking. Attention il y avait aussi des endroits biens, mais j'ai jamais eu de mauvaise surprise avec hostelworld. 

Mon premier critère c'est l'emplacement, je la choisit toujours en centre ville. Si cela peut coûter légèrement plus cher c'est en général l'histoire de 5 euro de différence au maximum, être en centre ville ça veut dire pouvoir se passer des transports en commun donc les 5 euros seront vite économiser, en plus moins de temps de transport = plus de temps pour se reposer ou profiter de la ville. C'est aussi beaucoup plus pratique si vous rester tard dehors la nuit. Sur hostelworld y'a un onglet carte qui permet de voir directement toutes les auberges de jeunesse sur une carte, je choisi ensuite directement parmi celle du centre ville. 

Mon deuxième critère c'est la taille de l'auberge, je next direct les chaines ou usines comme je les appelle. Par usine je parle des auberges qui sont impersonnelles, tellement grande qu'il est difficile de rencontrer des personnes. En général cela se remarque sur les photos ou dans les critères : salle commune hyper grande, dortoir d'environ 20 personnes, pas de cuisine. Les photos sont en général trop propres, manque de chaleur ou d'humain. 
J'évite ces auberges car je les trouve trop impersonnelles, difficile de nouer contact, surtout quand on voyage seule. 
Je préfère choisir une petite auberge, une qui semble chaleureuse, plus familiale ou amicale. 

Les caractéristiques de l'auberge :


J'ai listée ce que je prends en compte lors de ma recherche de l'auberge en commençant par ce qui est le plus important pour moi.

- Une cuisine : non négociable, ça permet de se faire à manger soi-même et d'économiser beaucoup d'argent. 

- Je filtre toujours les auberges à moins de 7/10 en note, si je trouve rien je regarde celle à 6/10 mais pas plus bas. 

- Le petit-déjeuner compris : je met toujours ce filtre au début, des fois il n'y a pas d'auberge qui en propose, des fois elles sont trop cher ou trop loin. En gros je regarde si cela vaut le coup d'avoir le petit-dej compris. Le petit dej compris c'est aussi l'occasion de gratter un peu de bouffe pour la journée, un peu de pain, beurre, confiture, des fois il y a du fromage ou du jambon, de quoi se faire un sandwich. Pour savoir si le petit-dej est bien fourni je regarde les avis des voyageurs, si le petit-dej est light et que le prix de la nuitée un peu élevé je préfère aller ailleurs. 

- Je regarde toujours les lits sur les photos de dortoirs. En général les auberges de jeunesse ont des lits superposés. Certains lits ont tendance a beaucoup bouger quand l'autre personne monte dans son lit. Si la personne bouge beaucoup pendant la nuit et que vous avez le sommeil léger c'est réveil assuré. Du coup si je peux éviter le lit superposée basique en fer (bonjour Ikea) je fonce. Après même les lits en bois bouge des fois, ça dépend de l'épaisseur et de la solidité du lit. 

La clim ! La première fois que je suis partie dans une auberge de jeunesse au Portugal j'ai pas pensé à ce détail. Il faisait tellement chaud dans le dortoir en plein été que maintenant j'y pense. Quand je suis allée à Split l'été dernier, avec les quarante dégrée pendant la journée j'étais bien contente d'avoir la clim dans l'auberge. 

- Pour le coté laverie : des fois rien qu'en prenant en compte les critères plus haut : la cuisine, l'emplacement, le prix de la nuit, il n'y a plus vraiment de choix. Par contre si il y a toujours 2 ou 3 auberges intéressante c'est intéressant de regarder s'il propose quelque chose pour laver le linge ( si tu voyages léger et/ou longtemps). Certaines auberges mettent à la disposition gratuitement la machine à laver, cela m'est arrivé à Bratislava ou à Split. 



Mes dernières petites astuces : 


- La plus part du temps les auberges laissent la possibilité de choisir les lits, c'est un peu le premier arrivé le premier servi. Je sais que j'aime bien avoir le lit du bas, beaucoup plus pratique si possible dans un petit coin ou près de la fenêtre si y'a pas de clim, du coup quand je peux arriver tôt je me fais pas prier. 

- Dans la même lignée si jamais l'emplacement que vous avez ne vous plait pas et que vous voyez des gens partir le lendemain, n'hésitez pas à demander à changer de lit, c'est ce que j'ai fais à Porto, ils ont juste interverti les matelas pour ne pas changer le linge de lit et j'ai enfin pu bien dormir. Vous n'avez rien à perdre à demander. 

- Je prends toujours des boules-quies, un masque de nuit pour bien dormir (coucou la personne bourrée qui rentre à 3 heures du mat et qui allume le dortoir, où celle qui se lève hyper tôt pour aller prendre un bus/avion/train/poney.) J'ai aussi toujours un cadenas avec moi car des fois (très rarement) les auberges les fond louer. 


Sinon j'essaye aussi de suivre mon instinct et pour un euro de différence maintenant je vais dans celle qui me dit le plus après mes mauvaises expériences en essayant de gratter 1 ou 2 euros en choisissant mes auberges. 

Et vous ? Vous aimez les auberges de jeunesse ? Quels sont vos critères de choix ? 

 

Voyager est-ce devoir choisir ?




L’envie de voyager ça fait un peu parti de mon ADN. De partir avec mon sac à dos, loin, comme perdu dans le monde pour mieux y retrouver mon chemin. Je n’ai pas envie de partir une semaine, j’ai envie de partir pour quatre mois, voir cinq, voir six. Ce qui veut dire me sentir parfois en décalage avec le monde, avec les autres : ma famille, mes amis, mes proches...

Mes projets commencent à bien se dessiner, mon itinéraire un peu plus clair, bien qu'il reste assez flou. Je sais comment je veux voyager, j'ai fait la liste de tous ce qu'il me reste à faire avant de partir(et elle est pas petite). Je suis en bon chemin, je dirais que j'ai déjà fait la moitié du parcours : la prise de décision, l'idée du parcours, la liste des choses à faire, l'annonce aux proches et le plus important la date du départ. J'ai presque réglé la question des frais bancaires, j'ai trouvé l'assurance voyage que je prendrai. J'ai commencé les vaccins et pris rendez-vous pour ceux qui nécessitent d'aller au centre international de vaccination.


Mais il me reste encore des choses à faire, et cinq mois à attendre. Cinq mois où mon départ reste encore abstrait, où j'ai du mal à me l'imaginer. Il me reste certes plein de chose à faire comme vendre/donner des trucs, trouver le matériel qui me manque, finir quelques trucs administratif. Sauf que pendant ces cinq mois d'autres envies émergent, d'autant plus que je suis déjà loin, à Helsinki, en Erasmus, que la bouffe française et mes potes me manquent déjà (est-ce que j'ai mis mes potes à la même échelle que la bouffe ? Probable, mais ils me comprendront). Et alors qu'en ce moment ils sont tous plus ou moins occupé par les examens, lorsqu'ils auront fini je m'envolerai pour l'Amérique, une date stratégique car fin mai la haute saison n'aura pas encore commencé, les billets sont donc moins cher.

J'aime voyager, de partir avec pas grand chose, sans but, sans destination, sans temps, date limite. De partir jusqu’à ce que j'en sois lasse. Mais j’ai aussi envie de passer du temps avec ma famille, de faire une partie de cache cache avec mes cousins, de jouer à mario kart avec mon frère, de voir mes amis, faire des raclettes avec mes potes.

Mais comme j’ai beaucoup d’envies, j'ai du mal à choisir, toutes ces personnes avec lesquelles j’aimerais passer du temps, ces endroits où j’aimerais rester un peu plus mais appelée par ces autres endroits que j’aimerais découvrir. Ces choses que j’aimerais faire mais qui nécessitent de pas bouger sans arrêt, ce lapin que j’aimerais adopter.

De nature impatiente j'essaie de me calmer, de faire comprendre à mon moi que je ne peux pas tour faire en même temps, de hiérarchiser mes envies, de les faire les uns après les autres car tout faire en même temps n'est pas possible.

Mais peu importe le choix, j'en priorise l'un pour repousser l'autre, avec une question qui revient : ne sera pas t-il trop tard, est-ce que je ne rate pas une chance ? Peu importe la décision prise je me demanderais toujours ce qu'il se serait passé si j'avais fait un autre choix, un fardeau de trop réfléchir : toujours se demander si on a fait le bon choix.



Interrail mon Bilan




37 jours de voyages, 10 pays parcours, 26 trains pris, 12 villes visitées, 18 auberges de jeunesse, et 3 trajets en avions  plus tard mon voyage Interrail à pris fin. 

Le sziget festival



Dans ces temps froids, emmitouflée dans une grosse écharpe à regarder la neige tombée je repense à cet été. Je suis retombée sur des photos, des vidéos et je dirais que l'un des meilleurs moments de mon été fut le sziget festival.

Le pouvoir des mots



J’ai toujours aimé les mots, jouer avec. j’ai aussi très vite aimer lire. Je dévorais littéralement les livres, je ne demandais que ça, je les finissais aussi vite que je les achetais, quasiment tout mon argent de poche y passait. Relire une décalogie en un week-end (un long week-end) : pas de problème : challenge accepted. Que dis-je ce n’était même pas un challenge pour moi, je ne voyais pas de meilleur moyen pour passer mon temps que de lire.

Ma découverte de l’écriture fut plus longue. J’avais pas mal de difficulté avec l’orthographe, j’essaie toujours d’ailleurs de faire de mon mieux, et souvent les première remarques sur ce que j’écrivais était sur ça : mon orthographe. Ce n’était d’ailleurs même pas sur des choses que j’écrivais mais juste sur des leçons, des textes pour l’école, des notes ou des messages.

J’avais dès petite compris le pouvoir des mots, l’impact qu’ils pouvaient avoir mais il était plus facile pour moi de les utiliser à l’oral. Puis petit à petit, vers 13 ans j’ai commencé à vraiment aimer ça, quelques poésies dans mon coin, timide car toujours à l'affût d’une remarque sur mon orthographe. Je me trouvais maladroite. En relisant mes mots quelques jours après les avoir écris je les trouvais creux, je les trouvais simple, enfantin.
En plus de l’orthographe j’avais du mal à exprimer clairement ce que je voulais faire ressentir. Les mots ne décrivaient pas exactement les choses telles que je les imaginaient dans ma tête.  Alors je m'arrêtais d’écrire, je rangeais mes papiers dans un coin et je ne les ressortait que quand l’inspiration revenait.
J’écrivait pour moi même, des fois au lycée j’écrivais des histoires que j’envoyais à mes amies.

“Les mots sont à mon avis, qui n'est pas si humble, notre plus inépuisable source de magie..”

Des fois j’ai de l’inspiration, tellement que je ne sais pas par où commencer. Tellement que j’ai souvent plusieurs idées en même temps. Et des fois rien, je me dis que je pourrais peut-être écrire sur ça mais rien, aucune idée de par où commencer, de quoi dire ou de comment le dire. Je n'arrivais plus trop à écrire de nouveau articles car j'étais bloquée. Peur de pas bien faire, peur d'être inutile.

Après tout n’est ce pas mon blog ? Ne devrais-je pas pouvoir y écrire ce que je veux ?
Mais est-ce que cela ne va pas embrouiller le lecteur qui viendrait me lire ? Si lecteur il y a, la car, concrètement mis à part un peu de famille et peut être 1 ou 2 personnes je ne pense pas attirer les foules. Je ne poste pas d’article régulièrement, mes articles sont peut être pas pertinent et intéressant pour tout le monde. Je tombe ainsi sur la question :

Mais pourquoi j’écris ? Pourquoi je blogue ? J’aime écrire, j’aime prendre des photos, j’aime associer les deux, les voir prendre forme sur une page web. J’aime voir le contenu final, essayer de l’améliorer, j’aime me dire que c’est moi qui suis capable de ça. J'ai fini par réaliser que je mettais la pression à moi-même quand je me comparais aux autres blogs. C'est un petit plaisir personnel, j'ai pas de grande volonté de percer.

Alors au fond quelle importance ?

Au final j'ai décidé de laisser une chance à ma plume, même si elle n'est pas parfaite, même si elle ne plait qu'à moi.

Bonjour Helsinki



Je suis arrivée à Helsinki le 24 aout, il y a presque deux mois maintenant. Je suis arrivée avec deux énormes valises de presque 30 kilo, un bonheur à tirer ! Je suis ici jusqu'en mai pour mon master 1, cela veut dire que je vais affronter le grand fois cet hiver, les journées très courtes et la neige (espérons). 
Nouveau rythme universitaire, plein de nouvelles rencontres, j'ai pris un peu de temps pour trouver mon rythme et j'ai laissé un peu le blog de coté, mais me revoilà. 

Alors Helsinki c'est comment ? 


La première chose qui vient à l'esprit c'est le temps. J'ai tout de suite compris de quoi il allait être question lorsque le premier jour mon couchsurfer m'a dit que j'avais de la chance, c'était une belle journée. La belle journée en question : un temps nuageux un peu venteux qui atteignait gentiment les 17-18 dégrée en plein après-midi, belle journée donc pour un 24 août. Bien-sûr je savais pour quoi j'avais signé, en allant à Helsinki on est loin des cocotiers sur la plage. 
Aujourd'hui presque fin octobre il fait aux alentours de 5 dégrée, ce matin il y a eu un petit dégrée au thermomètre, les premiers pari pour deviner le jour de la première neige sont ouvert et je ne sors jamais sans mon écharpe et mes gants. Je suis bien loin des 25 dégrée que ma famille a en France. 

decouvrir helsinki


Les rencontres avec les finlandais : les rumeurs disent que le contact avec les finlandais est difficile, qu'ils sont plutôt renfermé. D'ailleurs à la poste il y a des cartes humoristiques sur lesquelles il est écrit que l'une des plus grande peur des finlandais est de faire la conversation. Pour ma part j'ai pas eu vraiment cette impression de "froid", les finlandais que j'ai retrouvé étaient gentils. Après est-ce que c'est parce qu'ils étaient étudiants ? Je ne sais pas. Mais c'est sur que l'environnement n'est pas forcement favorable à faire des rencontres, surtout que le froid s'installe et que les gens restent beaucoup chez eux. 

Le centre ville d'Helsinki n'est pas très grand, le tour de la gare n'est qu'un grand centre commercial,  pas de grande tour, building ou autre. Les sites à voir ne sont pas très nombreux et les nombreuses activités sont plus tournées vers la nature. Il y a des saunas partout, mais vraiment partout. Il n'y a pas une maison ou un appartement sans, il y a aussi des saunas à la piscine et des saunas publics. La nature encercle la ville, et si le centre ville est petit (comparé à d'autre capitale) on se rend compte que la ville en elle même ne l'est pas autant. La ville est calme, on est loin de l'agitation qu'on pourrait trouver à Paris ou encore à Marseille. Les gens marchent doucement, respectent les feux verts pour traverser la rue mais quand il n'y a pas de voiture à l'horizon. D'ailleurs ici les voitures s'arrêtent toujours pour vous laisser traverser. Il va falloir que je fasse attention quand je retournerai en France à ne pas me faire écraser en traversant. 

nature helsinki

Est-ce que la vie est chère ? Légèrement plus qu'en France. Un ticket de métro coûte 2.90 € et un ticket de tramway 3.20€, mais les transports en commun sont très bien, les bus toujours à l'heure, le métro toujours propre.  Pour les courses : Lidl est devenu mon QG pour faire mes courses. Les vêtements coûtent environ le même prix. Le plus cher reste les sorties, prendre un chocolat chaud quelque part, vouloir manger une pizza, sortir boire un coup. De plus chaque club et certains bars disposent d'un vestiaire qu'il est obligatoire de payer, donc à chaque fois il faut compter 3 euros en plus. 

Il me reste encore beaucoup de chose à découvrir à Helsinki et d'autres articles à faire. 





Partir faire le tour du monde



         Je ne me souviens plus d'où remonte ce rêve de partir faire le tour du monde. Peut-être au lycée. Je me souviens de cet été où je suis partie en vacances avec ma famille en bateau. C'était différent, c'était libre, c'était enrichissant. Mais c'était aussi rustique, vivre à 5 dans un petit espaces, avoir une vie plus simple, se laver à l'eau de mer, être loin de la ville ... Mais j'ai fait plein de rencontre. Je voyais et j'entendais des histoires de personnes qui étaient parties faire le tour du monde, c'est à dire parties pendant un certain temps loin de la métropole pour découvrir de nouvelles choses. Ils n'avaient pas gagné au loto, c'était des personnes comme vous et moi, c'était juste des choix de vies. C'était loin de ma vision adolescente d'un tour du monde. C'était plus vrai, plus authentique, plus réaliste. C'est cet été là je pense que j'ai ajouté à mes rêves faire le tour du monde. Mais je ne rêvais pas de luxe, de confort absolu, de voyage en première classe. J'ai commencé à réaliser que je préférais autre chose.  

Je me rappelle au collège et plus jeune, voyager me faisait peur, je n'avais pas voulu apprendre l'anglais et je disais à quiconque me demandait comment j'allais faire plus tard que je pourrais rester en France, que voyageait ne m’intéressait pas.  Moi qui maintenant passe mon temps sur des blogs de voyageur, qui quand je m'ennuie en cours finis sur des comparateurs de vols pour voir, combien à ce moment précis, mardi 10h43, ça me coûterait de me rendre à Hong Kong. J'en rigole maintenant. 

Ainsi c'est surement cet été-là que j'ai eu ce premier grand rêve, où alors j'étais trop jeune avant pour m'en rappeler. C'est donc à quatorze ans qu'à la question : quel est ton rêve ? Je répondais faire le tour du monde avec des étoiles dans les yeux et mon esprit déjà ailleurs sur un autre continent. Les réactions étaient généralement les mêmes : petits sourires, petits rires, " moi aussi j'aimerais bien". 
Mais dans ma tête je m'imaginais pas arpenter les plus grandes villes du monde. Je m'imaginais juste découvrir de nouveau territoire, aller d'une ville, d'un pays à un autre. Rencontrer de nouvelles personnes. Dans ma tête j'avais la vision d'un tour du monde lent, je voulais longer les côtes de l’Afrique, écumer les caraïbes, voir la barrière de corail. Bien sur tout cela fait rêver. C'est bien pour ça que pendant des années c'était mon rêve. Lorsqu'on me posait la question qu'elle est ton rêve je rêvais de ça. Je rêvais de m'envoler pour de nouvelles et lointaines horizons. Je rêvais de m'envoler et prendre le temps de vivre. J'étais au lycée et j'ai découvert le voyage. Aujourd'hui j'ai toujours une prochaine destination de prévue, un billet de réservé.  




Faire le tour du monde c'est un gros mots. Il suffirait de prendre deux trois avions pour l'avoir fait concrètement. Comme je pourrais mettre les pieds dans tous les continents et n'être toujours pas satisfaite. J'ai envie de voir le plus possible de chose. J'ai envie de sentir l'atmosphère de chaque pays. J'ai pas envie de m'y arrêter quelques jours. J'ai envie de poser mon sac et de découvrir ses recoins. Faire le tour du monde c'est surement l'histoire d'une vie. Visiter le globe me prendra surement des années, voire des décennies.

Aujourd'hui ce n'est plus un rêve, c'est devenu un projet. J'ai commencé par l'Europe avec Interrail et maintenant je vous parle depuis Helsinki. J'ai commencé à y songer sérieusement en janvier lorsque j'ai eu l'impression de pas vivre ma vie pleinement, lorsque j'ai réalisé que la seule chose qui m’empêchait de partir c'était moi-même. (A lire : A la poursuite de mes rêves) Ma date de départ pour moi fut le 10 juillet, lorsque j'ai pris mon sac à dos et que je suis partie à travers l'Europe, je ne suis repassée que quelques jours en France pour prendre mes valises pour Helsinki. En revenant de mon voyage en Europe je ne pensais qu'à une chose : continuer. Je savais pas trop par où je commencerais, quand ni où. Mais je savais que les choses allaient se délier par elle même, c'est ce que j'ai appris cet été. Curieuse en regardant les prix pour la Floride j'ai trouvé un vol vraiment pas cher à la fin de mon année à Helsinki, alors j'ai sauté sur l'occasion. Me voila donc en possession d'un aller-simple pour Orlando. Je ne sais pas ce que je ferais après, où j'irais ou pour combien de temps, mais j'ai huit mois pour trouver. 


Si tu lis cet article je te remercie de m'avoir emmené avec toi cet été-là, de m'avoir fait découvrir cet univers et de m'avoir permis de rêver. 

Ne fais pas quelque chose parce que tu as peur de faire autre chose